Saturday, November 26, 2005

Un ange passe....

Un ange passe

“Un jour, il faudra que je m’achète une vraie poubelle de cuisine.”

Sourires.

Un ange repasse…

Devenir grand, n’est ce pas accomplir tous les « un jour, il faudra que je… »? Après avoir terminé, on serait alors enfin GRAND. Rangé, raisonnable, raisonné, calmé, enfin sage…
Un jour, il faudra que j’arrête de porter de grosses chaussures laides mais confortables, que je m’achète un essoreuse à salade, un moulin à légumes, des boîtes pour ranger le courrier, que je trie mes photos, que je parle à mon banquier, que j’aille chez le médecin, que je finisse La Guerre et la Paix de Tolstoï…j’ai encore de la marge avant d'être une vraie grande.


Dis mon ange...la poubelle de la cuisine peut bien attendre, non ?

Saturday, November 12, 2005

Moment présent, cher moment présent, pardonnez moi de mon absence.

Je n’ai vraiment plus envie d’écrire des romans sur ma recherche d’emploi. J’ai l’impression qu’au cours des derniers mois, j’ai manqué un peu de ma vie en faisant une fixation sur ces entretiens. Vivre dans l’attente, ça ne devrait pas être permis. C’est une atteinte à la beauté du moment présent.

Je me contenterai donc de l’échange électronique suivant :

De : Poupoune
Envoyé : mardi 8 novembre 2005 19:22
À : Bichon
Objet : Entretien du 7 Nov-Poste !BIP !

Monsieur Bichon,

Je tenais à vous remercier pour le chaleureux accueil et le temps que vous m’avez consacré ce lundi.
Je reste à votre entière disposition, par e-mail, ou téléphone aux numéros suivants :
Fixe :++49(0) 123 45 67 89 après 18-19h
Portable :++49 (0) 987 65 43 21 entre 12 :00 et 12 :45.

En vous souhaitant satisfaction et réussite dans la poursuite de vos activités,

Poupoune

De : Bichon
Envoyé : mercredi 9 novembre 2005 19:47
À : Poupoune
Objet : Entretien du 7 Nov-Poste !BIP !

Madame Poupoune,

Je vous remercie pour cet email, et c’est avec plaisir que nous avons pu échanger ce lundi nos points de vue sur l’industrialisation de produits !BIP !

Nous vous tenons au courant de la suite de votre candidature dès que possible, et vous prie de bien vouloir accepter mes meilleures salutations.


Bichon
(Directeur BIP ! & BIP !)
Societe BIP!
Tel : 33 (0). 1.23.45.67.89
Fax : 33 (0). 1.98.76.54.32
e-mail: bichon@societeBIP.com

Oubli métroprolifique

De petits extraits sonores, à priori insignifiants, qui me croustillent dans les oreilles.

Deux jeunes femmes dans le métro parisien. Il s’agit de ce moment où le train roule, où le mur, à l’extérieur défile a tout vitesse. Ces instants là ne laissent que rarement place aux grandes conversations mais libèrent la pensée…

Subitement, une des jeunes femmes lève la tête, son regard paniqué croise celui de son amie, et elle fouille compulsivement dans son sac à main.

On croirait presque que son téléphone portable sonne...

Elle ressort pourtant la main vide de son sac, et dit :

« Haaaaaaan. J’ai oublié les Kinder. ”

Tuesday, November 01, 2005

Cafouillages

« Un énorme cafouillage informatique a bloqué la bourse de Tokyo durant plus de 5 heures.” me dit la radio, l’édition des informations de 7h30.


Au début, j’ai cru que c’était une blague. Pas que la bourse de Tokyo soit bloquée pour 5 heures. Non, le cafouillage informatique. J’ai écouté l’édition de 8h, puis celle de 8h30 pour être sûre. Il s’agissait bien d’un cafouillage.

Je imagine bien un tas de câbles emmêles et le technicien cherchant a démêler les nœuds faisant sauter un fusible. Et par conséquence les ingénieurs de grattant l’occiput.

J’imagine bien la femme de ménage et son chariot dans la salle du serveur décrochant une prise par inadvertance. Et les ingénieurs se grattent l’occiput.

J’imagine bien l’administrateur de la base de données ayant une absence, son bol de Bolino un peu trop froid, sa petite amie, sa maman au téléphone, son hamster malade, que sais-je, et se disant à quoi bon. Pourquoi pas une petite pause de 5 heures avec une grand point d’interrogation derrière. Un cafouillage, en somme.

C’est le mot « cafouillage » qui m’inquiète. On n’emploie pas cafouillage sans un truc ridicule derrière. Je ne saurai probablement jamais. Et tant mieux.


Mais il y en a un en ce moment qui doit être mort de honte.