De l'usage du rose...
Tout a commencé le jour de mon anniversaire. Ma sœur a toujours de bonnes idées en matière de fringues. Je suis plutôt inadaptée dans ce domaine. Quand je m’achète un vêtement neuf, ce dernier doit endurer l’épreuve d’au moins une semaine pendu, en vue, afin qu’on fasse connaissance tous les deux. Après la période d’essai, c’est soit la penderie avec les immettables, soit le pauvre est soumis au rythme infernal : lavage, repassage, et enfin service : l’obligation de cohabiter avec moi toute la journée, avec son lot de taches de sauce, de tiraillements, de cheveux collés dans le dos, de bave de petit neveux et des séance interminables de brosse collante. Ah je n’aimerais pas être à leur place, vraiment.
Je suis tellement difficile en matière vestimentaire que je mets presque toujours la même chose. Au point que mon entourage, pour les occasions, m’offre des vêtements : au dernier mariage, au retour dans la maison familiale, j’entre dans la chambre de notre enfance pour poser ma valise et vois pendue, en vue, un jupe bleue.
« Tu peux te permettre ma chérie » me dit ma maman.
On a fait connaissance, avec la jupe bleue. Mais je crois que nous allons mener des vies des vies séparées, elle avec ses copines, toutes manchoncylindriquoïdes et inutiles. Pas bien loin, les pantalons noirs et le jeans ricanent ou bien se plaignent d’être soumis au rythme infernal décrit plus haut.
Autre exemple, un petit haut rose offert pour mon anniversaire par ma grande sœur, à qui je peux faire la plus grande confiance sur le plan vestimentaire. Quoique je devrais faire attention: ma sœur dans le plus immonde des joggings ressemble encore à une princesse.
Un rose, mes amis.
C’est là que la folie du rose a commencé. Au point que la semaine dernière, le nouveau produit sorti de la ligne de production dont je suis responsable a obtenu le code couleur rose, pantone « Rubine Red C » dans le jargon normatif des couleurs. Le pompon, c’est que je me suis battue pour obtenir la couleur rose sur le packaging, juste pour rigoler. C’est d’autant plus drôle que ce produit n’est pas ce qui est de plus sexy, pour ceux qui connaissent ma profession. Quand je pense que des millions de packagings avec le code couleur « Rubine Red C » vont coloniser les étagères du monde entier parce que j’ai eu une folie de rose.
Le rose est une addiction.
Je suis tellement difficile en matière vestimentaire que je mets presque toujours la même chose. Au point que mon entourage, pour les occasions, m’offre des vêtements : au dernier mariage, au retour dans la maison familiale, j’entre dans la chambre de notre enfance pour poser ma valise et vois pendue, en vue, un jupe bleue.
« Tu peux te permettre ma chérie » me dit ma maman.
On a fait connaissance, avec la jupe bleue. Mais je crois que nous allons mener des vies des vies séparées, elle avec ses copines, toutes manchoncylindriquoïdes et inutiles. Pas bien loin, les pantalons noirs et le jeans ricanent ou bien se plaignent d’être soumis au rythme infernal décrit plus haut.
Autre exemple, un petit haut rose offert pour mon anniversaire par ma grande sœur, à qui je peux faire la plus grande confiance sur le plan vestimentaire. Quoique je devrais faire attention: ma sœur dans le plus immonde des joggings ressemble encore à une princesse.
Un rose, mes amis.
C’est là que la folie du rose a commencé. Au point que la semaine dernière, le nouveau produit sorti de la ligne de production dont je suis responsable a obtenu le code couleur rose, pantone « Rubine Red C » dans le jargon normatif des couleurs. Le pompon, c’est que je me suis battue pour obtenir la couleur rose sur le packaging, juste pour rigoler. C’est d’autant plus drôle que ce produit n’est pas ce qui est de plus sexy, pour ceux qui connaissent ma profession. Quand je pense que des millions de packagings avec le code couleur « Rubine Red C » vont coloniser les étagères du monde entier parce que j’ai eu une folie de rose.
Le rose est une addiction.

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